Le mot du Président


Si  les orphelins sont souvent assimilés à de futurs marginaux, condamnés à dépendre toute leur vie de l’aide sociale, c’est qu’un trop grand nombre d’orphelinats d’Europe de l’Est ne les préparent pas suffisamment à leur future vie d’adulte. Payer une facture d’électricité, faire des démarches administratives ou travailler pendant l’été, toutes ces expériences acquises par nos jeunes durant leur adolescence contribuent à les rendre plus indépendants et plus déterminés.

Le combat contre l’indifférence
Il y a quelques années nous avons demandé aux collectivités locales de financer la scolarité des jeunes qui font des études supérieures, car ces études sont payantes. Comme cette demande n’avait jamais été formulée avant nous par aucun orphelinat, notre proposition n’a hélas pas été retenue. Les municipalités devraient pourtant être fières d’avoir des jeunes orphelins ayant atteint un tel niveau d’études !  Encourager les établissements qui forment ainsi les jeunes qu’ils ont en charge serait un gage qu’elles considèrent désormais la chose comme un début de solution et non plus comme un problème ! Pour en arriver là, il reste encore beaucoup à faire pour que la cause de ces jeunes méritants soit entendue…

Le combat contre soi même
Quiconque a été un jour rejeté entend une petite voix en lui : « je suis nul, je ne réussirais jamais… » Cette voix lancinante ne se tait qu’avec le pardon. Faire la paix avec son histoire, avec les « fantômes » de son passé, est absolument nécessaire pour tourner la page et pouvoir enfin donner toute la mesure des dons reçus !

C’est pourquoi nous faisons nôtre cette devise : « se dépasser soi-même, la seule course qui ne finit jamais ».